Paul Seixas : « Ne pas brûler les étapes »

26 avril 2026 - 17:24

Impressionnant deuxième de Liège-Bastogne-Liège 2026 derrière Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG), Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) se réjouit d’avoir pu suivre le Slovène jusqu’à l’ascension finale de la Roche-aux-Faucons, avant d’être lâché à 14 kilomètres de l’arrivée.

« Je prends le départ d’une course pour gagner, mais on sait que “Pogi” est sur-dominant ces dernières années. Alors avoir pu le suivre, c’est déjà quelque chose. Il faut passer les étapes sans les brûler. Aux Strade Bianche, je n’avais pas réussi à suivre sa première attaque ; aujourd’hui j’ai réussi, donc je suis quand même content de ma performance. Il y a aussi le boulot de l’équipe, car aux Strade Bianche je m’étais retrouvé esseulé et je n’avais pas pu être dans sa roue quand il avait attaqué. Là j’étais parfaitement placé dans sa roue toute la journée. Je pense que c'est ce qui m’a permis de m’accrocher dans la Redoute, car j’étais à bloc complet. Le petit plus d’être dans sa roue, c’est quand même quelque chose. »

« J’étais vraiment à bout dans la Redoute. La vitesse à laquelle on montait, j‘hallucinais ! Un rythme de dingue. Il n’en fallait pas beaucoup plus pour lâcher, j’étais à la rupture, je me suis accroché comme j’ai pu, ça m’a fait du bien de souffler et prendre des relais avec lui. On a pris l’avance nécessaire pour aller au bout, puis ça s’est joué à la pédale dans la Roche-aux-Faucons. Il était plus fort, il n’en manquait pas beaucoup mais c’est comme ça. C’était un duel à la force brute. Avoir de l’expérience sert toujours, mais ça n’a pas vraiment joué ici car la course n’était pas bien compliquée : il fallait rester dans la roue, être là au bon moment et me retrouver seul avec lui. Il n’y a pas grand chose que j'aurais pu mieux faire. Il manque simplement de la puissance. »

Que manquait-il pour s’imposer ? « De la puissance. Il faut bosser. Le suivre est déjà extrêmement difficile, c’est l’un des plus grands coureurs de tous les temps, donc pouvoir s’accrocher à lui, se battre avec lui jusqu’à la Roche-aux-Faucons… Il n’en manquait pas tant pour basculer avec lui. Il y a encore du boulot et c’est normal, il ne faut pas brûler les étapes. On va se satisfaire de ça aujourd’hui. »

« Il y avait toujours cette inconnue du Monument, qui est long. Je m'étais bien débrouillé en Lombardie l'année dernière, mais jouer devant restait une interrogation. Je pense que j'ai passé un cap sur la durabilité. La difficulté de la couse m'avantage presque car je peux répéter les efforts et bien récupérer. On l'avait aussi vu au Tour du Pays basque. C'est très satisfaisant pour la suite. Comme j'ai terminé deuxième, la prochaine ambition sera de gagner un Monument. Il n'y a aucune certitude dans la vie quant à l'avenir : tant qu'on ne l'a pas fait, on ne l'a pas fait, alors je vais travailler pour. »

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